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Des
spécifications XML pour échanger les données
décisionnelles
Afin
de pouvoir communiquer entre eux, les systèmes ou applications
hétérogènes doivent s'appuyer sur la
même base commune quant aux dénominations et
aux formats des différents types de données
échangées. Aujourd'hui, le langage XML permet
ceci, à condition d'avoir au préalable défini
une spécification précise. Car le rôle
de cette dernière tient en effet justement dans la
description de ces formats et des codes de champs employés,
dans un but d'harmonisation.
A l'heure actuelle, le débat concernant l'échange
de données informatisé touche surtout les transactions
b-to-b entre plusieurs entreprises, sur la base de spécifications
comme SOAP (Microsoft), ebXML, cXML ou même l'UDDI qui
représente plus qu'une simple spécification
(voir
article détaillé du 26 décembre 2000).
Mais l'échange de données ne se limite pas au
commerce interentreprises. De nouvelles normes s'adressent
ainsi à d'autres types d'applications, comme par exemple
MathML pour l'échange de données comportant
des notations mathématiques (voir
brèves du 10 janvier 2001).
SAS Institute avec ABC et CSC sur
un standard.
Aujourd'hui, ce sont les éditeurs d'applications
décisionnelles qui commencent à mettre en place
des spécifications dérivées du langage
XML. Ainsi en témoigne le partenariat signé
par l'éditeur SAS
Institute dont la business intelligence est la spécialité,
avec la SSII américaine CSC
et l'autre éditeur ABC
Technologies, qui développe des outils de contrôle
de gestion assurant notamment un reporting des données
financières.
"Derrière le développement de ce standard
basé sur XML, notre idée est de pouvoir réutiliser
ces données sur des bases communes afin de produire
des tableaux de bord prospectifs avec notre produit Strategic
Vision" explique Mouloud Dey, directeur de la stratégie
et des nouvelles technologies de SAS Institute. "Ces
tableaux de bord prospectifs (ou balanced scorecards), qui
servent avant tout aux dirigeants, sont obtenus en croisant
ces données avec d'autres issues de tableaux de bord
clients ou même sur les ressources humaines." La
prochaine version de Strategic Vision, programmée pour
février, pourrait d'ores et déjà incorporer
le nouveau standard. D'autres acteurs sont également
attendus autour de cette initiative.
XBRL fête sa première
année d'existence.
Mais la norme élaborée en commun
par ces trois acteurs n'est pas la seule du marché.
Dans les faits, une autre spécification à vocation
d'échange de données décisionnelles issues
de tableaux de bord financiers, intitulée XBRL,
a été publiée en juillet 2000 après
des travaux engagés il y a près d'un an. Jusque-là
peu médiatisée, cette norme regroupe pourtant
plus de 50 acteurs parmi lesquels les éditeurs
Microsoft,
Oracle,
SAP et Peoplesoft,
ainsi que les brokers d'informations financières Reuters
et Dow-Jones.
Près d'un million de dollars aurait été
dépensé par ce consortium en vue de développer
une version destinée à la communication entre
les sociétés commerciales industrielles et les
banques.
"Actuellement, je ne suis pas sûr que XBRL soit
déjà intégré dans des logiciels
du commerce" commente Mouloud Dey. "Ceci dit, il
s'agit d'une norme que nous allons suivre. Et à terme,
je pense que Strategic Vision la supportera ainsi que d'autres
qui pourraient apparaître prochainement. Je reste persuadé
que toutes ces spécifications convergeront vers un
standard unique. Mais aujourd'hui, le marché est toujours
dans une phase d'attentisme à ce sujet."
[François
Morel, JDNet]
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