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La prochaine évolution
des réseaux de partage de contenus, lancés
par la mode Napster, se situe probablement du côté
de "l'anonymisation" complète des membres
du réseau. Mais celle-ci se fait encore attendre.
En effet, les membres du groupe de hackers Cult
Of the Dead Cow (à l'origine notamment de
BackOrifice), ont reporté la sortie de leur "Projet
X", qui devait être présenté
lors du congrès Defcon à Las Vegas, dédié
à la sécurité informatique et grand
rendez vous annuel des hackers. Parallèlement,
le projet Freenet
est quant à lui encore en développement,
et peu utilisable par le grand public. Celui-ci devrait
tout de même avancer plus rapidement, puisqu'un
programmeur à plein temps a été
embauché grâce aux contributions versées
par de nombreux donateurs.
La
technologie au service de la liberté d'expression
Ces
deux projets représentent des cas concrets où
la technologie peut venir à la rescousse de la
liberté de communication. En effet, l'objectif
de Ian Clarke, le créateur de Freenet, est "l'impossibilité
technique d'établir une censure". Les membres
du CdC avancent des motivations similaires: Project
X doit servir les habitants des pays qui ne tolèrent
pas la liberté d'expression sur internet. A titre
d'exemple, le dissident chinois Huang Qi, actuellement
en procès, risque 10 ans de prison pour avoir
diffusé des informations politiques sur son site
internet. En Iran, obligation est faite aux fournisseurs
d'accès de filter certains sites web définis
par l'opérateur public national.
La prochaine vague peer-to-peer
?
Les technologies d'anonymisation permettent de publier
du contenu d'une manière anonyme, en faisant
usage de la cryptographie et en répartissant
cette information sur les machines de tous les participants
au réseau (personne ne peut savoir ce qu'il héberge).
Elles sont encore difficilement exploitables par les
non-informaticiens, mais devraient se démocratisent
assez rapidement. L'utilitaire FreeWeb,
qui s'appuie sur le réseau Freenet, permet d'ores
et déjà la publication d'un site web sur
ce réseau, d'une manière anonyme. Les
principales limites de ces outils sont liées
à la bande passante (et au manque d'ergonomie).
Mais plus celle-ci augmentera, plus ils seront efficaces.
Comment la société s'adaptera-t-elle à
cette nouvelle liberté ?
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