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LTU Technologies se positionne sur l'analyse complète de contenu visuel
L'offre logicielle de l'éditeur français ambitionne de couvrir exhaustivement lce que les anglo-saxons nomment le "Visual Asset Management". (Vendredi 1 février 2002)
     

Créé il y an deux ans pour deux anciens chercheurs de l'INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et automatique), LTU Technologies est un éditeur français qui a développé une offre logicielle plurielle autour de la gestion de contenu visuel (Visual Asset Management). Les différentes applications de LTU (filtrage de mail, indexation de BDD iconographique, recherche d'images, etc.) reposent toutes sur une technologie centrale : ce que l'éditeur appelle "l'analyse sémantique de l'ADN" des images. Une technique dont se servent déjà iBazar, l'INPI ou M6 Web, qui est à l'image ce que Google est au texte, avec quelques possibilités supplémentaires d'indexation automatisée notamment.

Cinq applications bâties sur un noyau commun
Aujourd'hui LTU Technlogies a mis au point cinq logiciels : Image Filter 4.1 (pour le filtrage des contenus litigieux), Image Indexer 1.0 (pour indexer et classifier le contenus numériques), Image Seeker 3.1 (pour la recherche de documents dans des BDD), Image Shopper 2.2 (qui permet de faire des recherches dans des catalogues de sites commerciaux) et Image Watcher 1.0 ( pour le scan d'images sur le Web).
Il s'agit de la déclinaison d'une technologie propriétaire et brevetée, dont Alexandre Winter, le directeur technique nous explique le principe.

Un travail d'analyse en deux temps
"Notre moteur procède en deux étapes, l'une au niveau de couches basses, l'autre à celui de couches plus hautes où se situe notre valeur ajoutée réelle." Il s'agit dans un premier temps de segmenter et de traduire l'image numérique, conçue en tant que matrice de pixels, en une représentation de zones différenciées (grosso modo les contours d'une silhouette, d'un arrière-plan, etc.), tout comme le fait l'oeil", explique Alexandre Winter. Une fois cette opération effectuée, le moteur d'analyse de LTU procède à une extraction de "l'ADN de l'image", c'est-à-dire à une prise d'empreinte de celle-ci. Pour ce faire, les différents paramètres d'une image donnée (voiture, guitare, etc.) sont analysés et concaténés puis représentés sous la forme d'un vecteur qui en figure les éléments invariants.

Reconnaissance absolue et reconnaissance relative
"Actuellement, nous avons constitué un référentiel de connaissance de plus de 400 ADN, qui est régulièrement enrichie par nos équipes de R&D", explique Chahab Nastar, le p-dg et fondateur de la société. Cette base de données peut-être utilisée comme base interne de référence qui reconnaît ou non un objet (reconnaissance absolue) ou agir en interaction avec une autre base de données, externe, permettant de réaliser une analyse relative de contenu." On peut par exemple lancer une recherche par mot-clef - qu'il s'agisse d'objets très précis, comme neige, ou de concepts plus généraux , comme intérieur/extérieur, qui ont été indexés.
Mais on peut également lancer la recherche via une simple image sur laquelle on clique, comme dans un moteur de recherche textuel, avec Image Seeker", précise le p-dg. Image Indexer 1.0 permet en outre de réaliser une indexation automatique d'une base d'images, qui vont être reconnues par similitude par le logiciel, qui va alors leur attribuer un mot-clef. Toutes les indexations ne sont cependant pas automatisables, ainsi que le reconnaît le directeur technique : "Pour reconnaître le visage d'une personne nominative parmi d'autre, il faudra indexer manuellement l'image - photo ou vidéo. En revanche, pour des objets plus simples, Indexer peut soulager le travail des iconographes et documentalistes des tâches les plus répétitives."

Une base de données tierce
Côté architecture, le logiciel de LTU Technologies est installé sur un serveur d'application dédié, et crée un miroir de la bibliothèque iconographique de l'entreprise. Ce dernier ne conserve que les ADN des images, qui sont hébérgées sur le serveur LTU dans une base de données séparée de celle de l'entreprise. Lorsqu'un utilisateur lance une demande depuis son poste de travail, celle-ci est transmise sous forme de flux HTTP au serveur LTU, qui va chercher les ADN correspondant à la requête et leur attribue un identifiant unique. Cet identifiant est ensuite encapsulé en XML et renvoyé à l'utilisateur.

En terme de positionement, LTU Technologies se reconnaît deux rivaux indirects : Clearswift, l'éditeur de Pornsweeper, un logiciel de filtrage d'images, et Convera, acteur de la gestion documentaire également présent dans le domaine de la gestion vidéo avec son logiciel RetrievalWare. "Nous sommes cependant les seuls à couvrir le spectre complet des différentes applications de l'analyse visuelle", précise le p-dg de la société.

[Marc Lemesle, JDNet]
 
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