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| Acteurs |
| Nicolas
Goldstein (Offshore-developpement.com) : "Le premier projet
offshore est toujours laborieux" |
| Quel pays choisir, pour quel projet, sous quelle forme ? Le consultant revient sur chacun de ces points et répond aux arguments des détracteurs de l'offshore. (Mercredi
3 décembre 2003) |
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Créateur du site Offshore-developpement.com,
Nicolas Goldstein est consultant. Il accompagne les entreprises
dans le choix d'un prestataire offshore. Il nous explique
la vocation précise de son site, revient sur la
typologie des pays offshore et répond aux arguments
des détracteurs de ce genre de prestations.
JDNet Solutions. Quelle est
la vocation de votre site ?
Nicolas Goldstein. J'ai
créé le site Offshore-developpement.com
il y a un an. Sa vocation est d'être un portail
mais aussi une place de marché sur l'externalisation
offshore. C'est un site que j'ai régulièrement
enrichi d'informations et de prestataires sélectionnés
(annuaire).
Je constate qu'en plus des entreprises intéressées
par l'offshore, les prestataires prêtent beaucoup
d'attention au site, notamment pour effectuer leur veille.
Aujourd'hui, une centaine de personnes visite le site
quotidiennement, c'est peu mais le trafic est très
ciblé. Je commence à avoir des clients qui passent
par le site pour que je mette en concurrence un nombre
réduit de prestataires sur un projet donné.
La version anglaise du site est en cours d'élaboration,
j'ai recruté un journaliste indien qui s'en occupera.
Quelles
différences distinguent les pays offshore ?
Il faut raisonner au cas par cas mais par exemple, j'aurais
tendance à préconiser l'Inde pour un travail
de gros oeuvre relatif à la modélisation
de 500 voitures en 3D, où un partenaire spécialisé
en CAO et habitué au travail en grande quantité
est requis.
Si mon client préfère travailler dans un
contexte francophone, je lui recommande la Tunisie et
la Roumanie ou un centre de pilotage offshore français,
qui gérera le projet de A à Z. Les centres
de pilotage sont soit des filiales de sociétés
offshore basées à l'étranger, soit
des entités indépendantes. Au début,
nous étions quelque peu concurrents, mais maintenant,
nous travaillons en partenaires, il m'arrive de leur donner
des cahiers des charges à réaliser.
Enfin, l'Ile Maurice est particulièrement adaptée
aux centres d'appels, La République dominicaine et Madagascar
pour la saisie. Mais je laisse toujours le choix à
mes clients, je ne cherche pas à leur imposer une
destination en particulier. Quand ils ont rencontré
plusieurs prestataires, ils sont en mesure de choisir
celui avec lequel ils ont le plus d'affinités.
Que
répondez-vous aux arguments de non qualité,
de surcoûts cachés et de difficultés
à piloter de tels projets ?
Pour ce qui est de
la non qualité, je ne dis pas qu'il n'y en a jamais
mais je dispose aujourd'hui d'un panel de 60 prestataires,
que j'ai sélectionnés pour leurs références
en France et à l'étranger. Ces références
sont consultables par tous.
Il y a par ailleurs des principes à respecter pour
qu'un projet fonctionne bien. La maîtrise d'ouvrage
doit rester en France, c'est une évidence, et il
doit y avoir au strict minimum un chef de projet qui suit
le dossier depuis la France. Ce chef de projet doit modifier
quelque peu ses habitudes, s'adapter à la culture
du pays avec lequel il travaille, s'organiser (décalage
horaire) et utiliser des outils adaptés, comme
des logiciels de suivi de projet offshore. Si cette personne
n'existe pas, un chef de projet en régie peut être
une bonne solution. Le premier projet offshore est toujours
laborieux, on fait ses dents dessus et ensuite, les choses
vont mieux.
On assiste de plus en plus aux Etats-Unis à la
création de business units sur place. Les
ingénieurs du client se déplacent dans le
pays pour former les développeurs locaux. Après
une phase de test et d'observation, que l'on peut qualifier
de période d'incubation - dont la durée
oscille entre quelques mois et un ou deux ans -, l'investissement
peut se porter sur les hommes, par embauche des membres
de l'équipe. Cela permet de supprimer tout risque
de non qualité quant au code produit.
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