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| Recyclage : les fournisseurs informatiques se préparent à la nouvelle réglementation |
| Alors que la France a pris du retard dans la retransposition de la directive européenne, les grands équipementiers se disent prêts pour l'échéance du 13 août.
(19/07/2005) |
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La Commission européenne a tiré la sonnette d'alarme le 11 juillet dernier. A l'approche de la date butoir du 13 août, la France, au même titre que le Royaume-Uni et l'Italie, tarde à mettre en conformité sa réglementation avec les directives européennes relatives au recyclage des équipements électriques et électroniques (DEEE), textes qui concernent les ordinateurs au même titre que les consoles de jeux et les baladeurs.
Malgré tout, la France devrait être dans les temps. Le décret correspondant vient en effet d'être entériné par le conseil d'état. Sa publication au Journal officiel pourrait ainsi intervenir d'ici deux semaines si tout ce passe bien. Pas de panique donc dans le clan français.
"Adoptées en décembre 2002, les directives DEEE imposent la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques, le traitement systématique des composants dangereux, ainsi que la valorisation de tous les DEEE collectés avec une priorité donnée à la réutilisation et au recyclage", résume l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Des objectifs de collecte (4 kg/an/habitant pour les DEEE provenant des ménages) et des taux de valorisation allant de 60 à 80% sont notamment imposés aux états membres.
La mise en place des filières de récupération relève en premier lieu des producteurs et fournisseurs d'équipements. En France, la réglementation en cours d'adoption prévoit sur ce point de faire également appel aux collectivités locales qui devront mettre à disposition des moyens de collecte pour la reprise des appareils. Une politique qui n'est pas du goût de tous. Parmi ses détracteurs, l'association Amorce, groupement d'acteurs locaux de la gestion des déchets, estime que les constructeurs devraient assumer seul l'ensemble des coûts (dixit ZDNet).
Les acteurs informatiques n'ont pas attendu l'aboutissement du chantier législatif pour initier des démarches de mise à niveau. "Il est encore difficile de communiquer sur une politique claire dans la mesure où le texte français n'est pas encore entré en vigueur", pondère Laetitia Flahaut, responsable environnement chez Dell France, avant d'ajouter : "nous disposons néanmoins déjà d'un service de reprise adapté, en France et en Europe." Une offre - baptisée Asset Recovery Services - qui devrait être systématisée pour l'ensemble des produits après le 13 août.
"Nous fournissons un certain nombre de garanties qualité"
Dell |
De la collecte au recyclage des composants, voire la remise à neuf de certains appareils pour leur donner une seconde vie, Dell gère l'ensemble du cycle. Le groupe fait appel aux services de l'allemand Omnico pour le traitement des composants. "Les produits suivent un processus bien particulier, conforme à la réglementation européenne. Nous fournissons en outre un certain nombre de garanties qualité, telles la destruction des données stockées", détaille Laetitia Flahaut.
Même démarche chez Lexmark. Comme Dell, le constructeur d'imprimantes à mis au point un dispositif de récupération au niveau européen. Pour le recyclage, son choix s'est également porté sur une société allemande : Mirec. Mais Lexmark insiste avant tout sur le travail réalisé en amont par sa R&D pour limiter la présence de matières dites "dangereuses" dans ces matériels (plomb, mercure, etc.). "Et ceci conformément à la directive ROHS (Reduction of Hazardous Substances), qui accompagne la réglementation DEEE, en vue de faciliter la phase de traitement", explique Dominique Ortoli chez Lexmark.
La directive ROHS devrait entrer en vigueur quant à elle en juillet 2006. Ce qui laisse le temps aux constructeurs de se mettre à niveau. "Nous avons commencé à travailler sur le sujet, notamment autour de nos gammes OptiPlex GX520/620", indique sur ce point Laetitia Flahaut, avant de conclure : "l'ensemble de ces directives ne concernent que les constructeurs et fournisseurs. Nos clients entreprises ne sont nullement tenus d'adopter nos services de reprise."
De nombreuses filières tierces existent, des brokers aux processus de diffusion de PC pour le personnel en passant par l'intervention d'associations. Un ensemble de solutions qui demeurera donc accessible aux entreprises si elles le désirent.
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