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Désormais, les DSI ne doivent plus ignorer les logiciels libres
Le cabinet de conseil KLC fait le point sur les points forts et faibles des logiciels libres. Il en conclut que cette alternative aux logiciels propriétaires ne peut dorénavant plus être écartée par les DSI en quête de maîtrise de leurs budgets logiciels.  (28/09/2005)
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Dossier Logiciels libres / Open Source
Pour réussir la gestion des coûts logiciels dans un budget informatique donné, les DSI doivent davantage s'intéresser à l'opportunité que représentent les logiciels libres ou Open Source.

Tel est en substance le constat dressé par le cabinet de conseil KLC au cours de sa dernière étude, intitulée "les logiciels, libres ou non : les choix du DSI". Face à un environnement logiciel de plus en plus complexe et fourni, la gestion des logiciels représente aujourd'hui 30% du budget IT en moyenne contre seulement 10% il y a 15 ans.

Cette explosion des dépenses informatiques liées aux logiciels plombe littéralement les frais de fonctionnement de la direction informatique et pèse sur le lancement de projets innovants. Pour réduire la facture, l'alternative libre possède un atout majeur : l'absence de facturation à la licence. Mais cet argument - généralement mis en avant - ne doit cependant pas influer de manière significative sur le choix du directeur informatique de passer ou non à l'Open Source, selon KLC.

Entre les frais de fonctionnement, les coûts de migration et les éventuelles formations ou les projets de conduite du changement, le coût global d'acquisition des logiciels libres avoisine en effet celui des solutions propriétaires. Les logiciels libres comprennent même un certain nombre d'inconvénients qu'il convient d'anticiper, comme la mutation nécessaire des ressources humaines ou la complexité d'un système d'information comprenant offres propriétaires et libres.

La concentration des éditeurs de solutions propriétaires ne profite actuellement pas aux clients
Malgré tout, ces inconvénients sont à mettre en face de ceux des logiciels propriétaires. Pour le cabinet KLC, la concentration des acteurs du marché des logiciels induit un quasi-monopole qui ne profite actuellement pas aux clients. La qualité des produits n'est pas toujours satisfaisante, la réactivité du support est fluctuante tout comme la visibilité sur le cycle de vie des produits.

De plus, une fois le contrat signé avec un éditeur, une société a bien du mal à s'en passer pour tout service y afférant. Parfois, les clauses contractuelles des licences sont tout autant contraignantes que les licences issues des logiciels libres.

Concentré, le secteur est aussi fréquemment l'objet d'importants rachats qui précipitent alors la fin de vie de certains produits et nuisent à la pérennité du parc logiciel des entreprises.

A l'inverse, dans le logiciel libre, la liberté est redonnée à l'utilisateur sur la maîtrise de ses partenaires informatiques. Si une distribution ne lui donne plus satisfaction, il peut se tourner vers une société de services pour assurer les développements prioritaires, changer de distribution ou développer lui-même des fonctions particulières puisqu'il dispose d'un accès complet au code source.

Pour pallier l'absence de ligne directrice claire, notamment en termes de dates de sorties produits - ce qui demeure l'un des principaux reproches faits aux logiciels libres -, le cabinet KLC préconise de se retourner vers des sociétés telles que Red Hat, Novell ou Mandriva. L'absence d'une offre packagée comprenant le support, l'évolution du produit, un kit d'installation et de la documentation fait aussi défaut.

Si l'ouverture du code source offre une opportunité d'adapter le logiciel à ses besoins, il ouvre également la porte à des développements spécifiques coûteux. Pour autant, les logiciels libres ont atteint, selon le cabinet d'études, un certain niveau de maturité en raison d'une masse critique de clients sur des produits tels que Linux, Apache, MySQL ou PostgreSQL.

L'argumentaire du DSI doit être construit pour étudier le rejet ou l'acceptation de projets libres
Pour présenter ses choix en logiciels libres, le directeur informatique doit donc construire un argumentaire précis sur les objectifs attendus de l'utilisation d'un logiciel libre et la façon d'aborder ces inconvénients potentiels (qualité, documentation, pérennité, coût…). L'une des méthodes recommandées est la méthodologie OSMM (Open Source Maturity Model) qui offre des critères simples pour comparer les logiciels libres entre eux.

Cette méthode doit être couplée, pour KLC, avec une étude précise sur la crédibilité de la solution. Le cabinet d'études propose ainsi de prendre en compte l'antériorité de la solution, ses participants, la réactivité de la communauté, la présence de prestataires et les références de l'offre. Cet historique, s'il n'est pas obligatoire, renforce les garanties pour le directeur informatique.

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Dossier Logiciels libres / Open Source
Finalement, pour le DSI prudent, trois familles de logiciels libres coexistent. Les applications bureautiques et logiciels utilisateurs où l'offre n'apparaît pas encore stable. Les logiciels d'infrastructures et systèmes d'exploitation où les logiciels libres ont fait leurs preuves. Enfin, les autres progiciels (administration serveur, antispam, gestion de parc) où la balance entre propriétaire et logiciel libre doit s'effectuer au cas par cas. Mais dans tous les cas, la place des logiciels libres ne peut plus être ignorée et doit donc figurer dans les hypothèses des projets en cours.

 
 
Yves DROTHIER, JDN Solutions Sommaire DSI
 
 
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